Réseaux Sociaux et segmentation marketing

L’actualité de la blogosphère high tech (celle qui va des gadgets high tech à la découverte des nouveaux outils sociaux du web) est focalisée depuis quelques jours (et pour quelques uns encore) sur l’apparition des listes Twitter. On peut désormais « ranger » les utilisateurs de Twitter selon les centres d’intérêt choisis. Des plus inutiles listes de « blogueurs » jusqu’à des listes plus qualifiées (joueur de X-box ou professionnels d’un domaine) il existe une portée marketing certaine.
- Affinités, consommation et réseaux sociaux
La démarche n’est pas nouvelle : les groupes Facebook (et dans une moindre mesure les pages) nous invitaient déjà à considérer une fait significatif. La propension des internautes (utilisateurs de ces réseaux sociaux) à se ranger eux-même, et à ranger les autres, dans des cases marketing. Fans d’une paire de godasses, fans d’un territoire, utilisateur du dernier modèle de téléphonie mobile ou propriétaire d’un voilier de luxe. Il y en a pour tous les gouts… et surtout ceux générés par la société de consommation. (Il y a des limites si vous cherchez des pages Chaussettes sur Facebook, les positions sont trustées par une armée de chats du même nom)
Alors bien entendu, le secteur d’activité et la cible de l’annonceur auront une forte influence sur la démarche. On trouvera bien entendu plus de groupes ou de listes de gens intéressés par le dernier smartphone que ceux ou celles de gens intéressés par les portes et fenêtres. Les acteurs les plus aidés restent les collectivités et institutions locales puisque tout le monde est fier d’être bretons ou fan des calanques de Marseille… Du pain bénit pour les spécialistes du marketing territorial. Suivent ensuite les marques attachées à des produits de grande consommation (on l’a vu avec la restauration rapide récemment).
- L’auto-segmentation des utilisateurs de réseaux sociaux au service de la stratégie
L’annonceur qui se pose la question « où trouver mes cibles sur le web ? » doit envisager d’investir quelques heures à regarder l’état de son environnement sur les médias sociaux. Ce conseil ne leur évitera pas d’entamer avec prudence et humilité le dialogue avec les groupes déjà constitués. Mais cette facilité qu’ont les internautes à s’auto-segmenter est une opportunité réelle pour optimiser sa veille et préparer sa stratégie de communication (ou de présence) dans les médias sociaux. Si vous êtes une PME PMI et/ou que votre activité est B2B, ne faites pas l’économie d’une recherche de listes twitter et de groupes et pages Facebook. Il ne peut rien y avoir mais certaines petites communautés cristallisent directement les besoins les plus forts.
Malgré tout, les listes Twitter ne sont pas encore très développées en terme qualitatif, mais l’espèce de compétitivité qui existe sur le web lorsqu’il s’agit de créer du contenu va fortement pousser la qualité de ces listes vers le haut. Elles seront vraisemblablement de plus en plus segmentées avec un nombre d’inscrit plus réduits peut-être mais bien plus qualifiés. Mais au final c’est ce que recherche l’annonceur non ?
Pour une autre vision de ces listes je vous invite à lire E-reputation : Listes Twitter, tags … Que pensent les autres d’Antoine Dupin et Listes Twitter : Nouvelles sources d’emmerdements à gérer de Philippe Lagane
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