L’équipe de Pixojob a organisé son deuxième podcast sur la thématique du blog et des blogueurs. Un sacré beau cheptel de blogueurs a été réuni pour l’occasion.
Gonzague Dambricourt : Blogueur sur Gonzague et ancien étudiant en commerce et management : @gonzague
Tout cela a donné une discussion plutôt bon enfant. les nombreux échangent n’ont, je crois, pas permis d’aborder l’ensemble des questions. Malgré tout, les points les plus importants ont été abordés. Autre petit bémol, une discussion peut être très centrée sur la blogosphère HT. Ceci dit, si elle n’est pas complètement représentative de l’ensemble des blogs, elle en dresse d’excellentes tendances.
Un grand merci à l’équipe Pixojob de m’avoir invité à échanger avec ces blogueurs. Et merci pour la bande passante puisque si vous écoutez le podcast ici c’est grâce à celui disponible sur le blog Pixojob.
Cet article fait suite à un effort en communication fort curieux mais symptomatique de la difficulté des acteurs « traditionnels » de la communication et du marketing à appréhender le web. Une charte des droits du net ? par Jacques Séguéla.
La « cyber-communauté » ? ça existe ?
La première chose qui saute aux yeux puisque c’est l’objectif même de son appel, c’est la perception qu’il existerait une « cyber-communauté » à la fois une et universelle. Sans parler des frontières et des logiques culturelles, rien qu’en restant en France, on voit déjà les milliers de communauté qui existent. Le premier travail serait effectivement de trouver l’ensemble des représentants de chacune des communautés web. le tout en comprenant bien que la plupart des communautés web n’ont qu’un regard très limité sur ce qui les entoure. Elles ont vocation à rassembler sur un sujet précis, rien de plus et rien de moins. Et si c’est là le grand argument, je n’irai pas plus loin ici tant il semble risible de penser trouver ne serait-ce qu’un référent qui fasse l’unanimité pour créer cette charte.
Ce qui me dérange le plus c’est les imaginaires qui transpirent dans cet édito.
La liberté est une valeur pas un objet.
Invoquer la liberté est un beau discours et les convictions de Monsieur Séguéla semblent raccrocher la notion de liberté au modèle politique républicain. Sur le web, la liberté est belle et bien une valeur mais elle n’est pas à proprement parlé un idéal. Plus concrètement, interroger 100 internautes sur ce qu’est la liberté, on verra bien les résultats et ce qu’ils en attendent. Ces derniers ne nous prouveront qu’une chose ; la liberté sur le web n’est pas un concept rationnel mais pragmatique. Et si même on devait raccrocher le web à un système législatif… pourquoi à la loi française ? Et c’est quoi cet argument qui veut nous faire croire que les enfants de Manille et ceux de France ont un accès égal à internet ? On connait le prix d’un ordinateur, celui d’un abonnement internet et les frais nécessaires pour construire les réseaux… C’était une blague peut-être ?
Le web est pragmatique et non rationnel.
Et c’est là tout ce qui transpire dans cet appel de monsieur Séguéla, c’est qu’il n’a pas compris que les sophistes avaient raison. La vérité n’existe pas sur le web, c’est la pertinence qui compte. Tout aura une valeur dans un instant donné. Le moindre « événement » peut faire couler cette pertinence dans un sens ou dans l’autre. Le web n’est pas un outil rationalisable aujourd’hui, c’est un outil pragmatique car aucun déterminisme (technique ou social) le mène.
A partir de là lorsqu’il est dit « Jamais nos messages n’ont eu une telle possibilité d’enflammer les foules en totale instantanéité et totale ubiquité » on voit parfaitement comment Monsieur Séguéla cède lui-même aux fantômes qui ont pourtant façonné les théories de la communication : les mythes technicistes. Car chaque personne qui passe un minimum de temps sur le web connait la réalité des logiques d’influence. Donc non ! N’importe qui ne peut dire ce qu’il veut à moins d’y trouver le soutien politique nécessaire (qu’on peut appeler power user, influent ou n’importe quoi d’autre). Et ce soutien ne s’obtient généralement pas en claquant des doigts mais est souvent le fruit d’une relation de confiance (dans ses actes, dans la valeur de ses sources, …). ca semble risible certes mais la manière dont le web évolue techniquement et socialement n’est pas tant proche du marketing que de la communication.
Et on ne parlera pas de…
Il n’est pas question ici de revenir sur les faits pointés du doigt puisque la force du communicant est bien de les lier à un argumentaire.
Il n’est pas non plus question ici de répondre à la question la plus stratégique de cet appel : a qui doit profiter cette charte éthique ? Le web appartient encore à ceux qui le font. On peut donc renvoyer le courage à monsieur Séguéla et lui conseiller de se mettre lui-même à l’ouvrage. Le web est pragmatique si c’est censé ça marchera.
Inutile de retracer l’historique du petit fait d’actualité qui a confronté certains utilisateurs de twitter à Frédéric Lefevbre. En résumé, une des communautés web les mieux fédérées a signalé le compte du porte-parole de l’UMP comme Spam poussant Twitter à supprimer son compte. Car c’est bien la raison. Il n’y aurait que les menteurs ou les ignorants (les premiers sont de loin les pires) pour croire qu’un réseau social soit incapable de gérer quelques centaines d’ajout dans une journée.
Il y a pourtant plusieurs choses de significatives dans cette histoire. La première est la difficulté des politiques, et plus généralement des entités communicantes qui existaient avant le web, à appréhender la diversité des outils web et leurs caractéristiques. On le voit bien, Frédéric Lefebvre et ses communicants, ont rapidement fait une comparaison entre Facebook et Twitter suite à cette affaire. Si facebook est effectivement grand public et que de nombreux sympatisants peuvent s’exprimer sur son compte, les plus grands utilisateurs de Twitter travaillent en général sur le web. Car au final, la grande force de Twitter est la rapidité de propagation de l’information. Cette rapidité, peu de gens en ont besoin. On y compte les travailleurs du web, les journalistes et les personnes et professionnels recherchant ces métiers.
A partir de là, si les discussions et échanges qui circulent sur le web sont minimisés par l’opinion, ce n’est pas réciproque. A fortiori lorsque ça concerne la législation du web. Ces communautés ont énormément échangé sur les diverses Hadopi et Lopsi demandant explicitement ou implicitement d’être intégrées aux débats… ce qui n’a pas était le cas. Au contraire, ces communautés averties ont été confrontées au discours politique classique mais malheureusement imprégnés d’imaginaires. Imaginaires qui ne révélaient pas le dynamisme et l’intelligence collective des professionnels et semi-professionnels du web. En tête de liste dans le diffusion de ce messages perçus comme populiste et proche de la propagande, Frédéric Lefevbre s’est illustré.
Ces équipes ont été bien naïves de percevoir Twitter comme « un autre Facebook ». En France, la communauté twitter la plus active, et la mieux fédérée, reste celle qui est proche de la blogosphère HT. Les personnes les plus influentes perçoivent parfaitement bien les logiques commerciales et informationnelles du web. Une blague de MrBoo a révélé, et peut être involontairement impulsé, ce qui allait se passer. Le compte de Frédéric Lefevbre a été rapidement supprimé.
Quelque part, c’est une bonne chose. La puissance politique (pas au sens gauche/droite mais au sens de l’exercice du pouvoir) de certaines communautés web devrait désormais être mieux intégrée par la sphère et l’opinion publique. Quelque part aussi, c’est toute la puissance pragmatique du web qui a brisé la rationalisation excessive et diminuante de la communication politique sur le web. Quelque part enfin, il faut quand même avouer que le retour de médaille apporté à un personnage public suffisant et riche en ineptie a quelque chose de réjouissant. Disons, dans le cas isolé de Frédéric Lefevbre, que ce qui lui est arrivé est bien mérité. La puissance (en terme de communication) n’empêche pas l’humilité et la prudence ; personne ne pleurera sur son sort. il sous-estime vraisemblablement encore ce qu’il s’est passé en invoquant un chahutage alors que la violence symbolique dont il a été la cible devrait le pousser à réfléchir un peu plus la relation entre support et message.
Pourtant, je rejoins MrBoo lorsqu’il déclare :
la blague est allée trop loin, non à cause de quelques “joyeux lurons du web” mais à cause des limites (actuelles) de Twitter. (source Ecrans)
On est malgré tout devant un « événement » qui force à se poser des questions sérieuses sur la manière dont on envisage le web populaire et libre d’expression. Avons-nous le droit et la légitimité pour empêcher un utilisateur d’utiliser un réseau social ? Cette question ne fera jamais l’unanimité puisque l’exercice de la démocratie sur le web est relative. Un usager assez compétent peut, seul, mettre en place des outils puissants. C’est donc vraisemblablement aussi à Twitter d’arbitrer sur ce genre de questions en mettant en place un outil de contrôle et de validation, pourquoi pas humain, des nouveaux arrivants. Plus généralement, on peut se demander si comme sur Facebook, l’utilisateur ne devrait pas voir l’opportunité de quitter des listes dans lesquels on l’a ajouté.
Si la question de la suppression d’un compte amène son lot de réflexion sur la capacité de communautés à choisir qui utilise ou non un service. Avouons que la configuration actuelle de Twitter laisse songeur sur la grande puissance attribuée à ses utilisateurs les mieux fédérés. Twitter doit-il rester inchanger et privilégier un usage sélectif ou au contraire doit-il permettre à quiconque de communiquer ? La réponse semble assez claire et c’est bien dommage parce qu’on a bien rigolé quand même.
Créer du trafic sur son blog c’est simple ! Il suffit d’insulter des blogueurs influents. N’oubliez surtout pas de mettre un lien vers leur(s) site(s) pour qu’ils vous découvrent plus rapidement.
Avantage :
Créer un pic de trafic complètement pas qualifié pendant quelques heures
Inconvénient :
Passer, la plupart du temps, pour quelqu’un qui a du temps à perdre alors que la création de contenu est plus viable à court, moyen et long terme.
Intérêt général :
Proche du zéro
Les 5 principaux thèmes d’ insultes et de diffamation à l’oeuvre dans la blogosphère HT.
a) Il monétise c’est mal. (le web est fait pour guider l’humanité vers un monde meilleur et surtout les blogs, le lecteur lambda mérite un web gratuit avec plein de google, youtube, twitter qui eux ne font surtout pas d’argent oh non alors)
b) Il est hautain. (alors qu’il devrait se laisser insulter)
c) Il est trop « trendy ». (Il se la pète trop moi ça m’énerve)
d) Il a un chat (c’est les pires !)
e) Le succès lui est monté à la tête (Il a beaucoup changé depuis que j’ai monté mon blog il y a 3 semaines. Sa mère doit être triste)
Cette liste est indicative et presque exhaustive : la démarche n’étant ni constructive, ni évolutive il n’y pas de raison de se casser à argumenter.
Le top 10 des blogueurs à insulter est donc ( Il n’y a pas d’ordre mais en même temps il n’y a pas d’intérêt) :
Ils ne vous restent plus qu’à espérer qu’ils réagissent et vous plombent sur leur blog, leur site, twitter et/ou Facebook. S’ils ne réagissent pas ? vous avez tout perdu mais vous l’avez bien mérité.
Si ça marche ? A vous ensuite, les justiciers qui défendront votre cause ou les salauds qui forcement sont des fayots de ceux que vous n’aimez pas (Oui ne demandez pas à la foule de faire dans le détail, c’est comme ça dans les manifestations c’est pareil sur le web).
Merci à Flavien de m’avoir aidé à faire la liste et à Antoine de m’avoir soufflé l’idée.
Les billets sponsorisés sont un sujet très populaire dans la blogosphère High tech. Ils cristallisent assez curieusement le débat sur la monétisation des blogs. Assez curieusement car ils ne constituent pas l’unique moyen de monétiser un blog et serait même le moins viable d’entre eux. Les quelques annonceurs qui ont pu me parler de ce modèle sont perplexes. Ils ont énormément de mal à déterminer les retombées qualifiables et quantifiables. Ce qui prouve que les arguments avancés par la plupart des régies et certaines agences spécialisées dans les relations blogueurs ne parviennent pas à convaincre et pour cause… On peut supposer que plus la maturité de l’annonceur en la matière augmentera, plus les prescripteurs de billets sponsorisés, régies de blogs et certaines agences dites 360 en tête, devront refondre leurs méthodes actuelles ou disparaître. Apport pour le référencement naturel, création de trafic ou gain en notoriété sont avancés ici et là. Voyons dans cet article comment certaines pratiques frôlent la publicité mensongère et comment une campagne de billets sponsorisés pourrait être pertinente… ou plutot : Gagnant-gagnant pour l’annonceur, la régie ou l’agence.
Référencement naturel ? Zéro !
Du point de vue du référencement naturel, google a sérieusement mis en garde contre la pratique des billets sponsorisés. Il considère ces derniers comme un moyen d’influencer de manière abusive le référencement naturel d’un site. Google a forcé les régies à passer l’ensemble des liens externes d’un BS en nofollow. Pas visibles (à moins d’utiliser des outils comme l’extension Firefox Search Status), l’attribut Nofollow indique aux moteurs d’indexation de google qu’il n’est pas invité à suivre ce lien. Plus largement que le lien ne doit pas être pris en compte dans les calculs de popularité d’un site.
Etonnant de voir alors dans les briefs des régies la présence d’ancres (le lien est sur un mot ou une expression pour augmenter la popularité d’un site sur cette même expression). Bref, l’intérêt d’un billet sponsorisé pour le référencement naturel est donc nul. (Plus d’infos sur la chasse aux billets de sponso de google)
Apport de trafic ? Zéro !
Le trafic apporté est un argument sur lequel les régies et agences ne s’aventurent pas. On sait pertinemment que le plupart des gros blogs high tech ne vous apporteront rarement plus de 300 ou 400 visites en temps normal. A ce jeu, rien ne vaudra une bonne campagne de liens sponsorisés et le budget ne se comptera pas forcement en dizaines de kilo Euros. Malgré tout, le trafic du blogueur lui-même est souvent un argument commercial… risible. Certains blogs font des dizaines de milliers de visites mais lorsqu’on regarde les statistiques, 3 billets concentrent plus de 80% des visites. Ce qui veut dire que certains blogs présentés par les régies sont très forts en référencement naturel mais très mauvais en fidélisation. Si vous vous payez un blog à 20000 visites par mois qui n’en fait que 500 sur la page d’accueil, vous n’en saurez vraisemblablement rien car les régies elles mêmes n’ont pas l’information. Ces informations seul le blogueur pourra vous les donner.
La notoriété d’accord mais…
La notoriété est l’argument fort. On peut promettre que les 10 gros blogueurs de votre opération à 20000 euros vous ramèneront minimum 40 retombées web. Quand on interroge ces retombées, on tombe en grande majorité sur des sites ou blogs automatisés. Ce sont des agrégateurs de liens, ils rapatrient et republient automatiquement les billets postés par des blogueurs influents. Faites le test avec un gros blogueurs : Tapez le titre de son billet dans Google et regardez le nombre de fois où il ressort. Examinez ensuite les blogs qui relaient l’information et leur vivacité (regardez le nombre de commentaires ça suffira). En quantité, on ne vous a pas menti, en qualité ? c’est pire que nul. Vous y avez cru ? dans ce quoi pourquoi passer par les gros blogueurs si les plus modestes le feraient gratuitement ? Malgré tout, c’est bien de la notoriété que les BS pourront vous apporter et pas grand chose d’autre. Vous devez donc vous poser les bonnes questions.
Recherchez le blogueur dont le lectorat vous correspond le mieux
Que désirez vous ? du référencement naturel ? du trafic ? Les BS ne sont pas pour vous. De la notoriété ? Alors… Les plus gros blogueurs ont-ils un lectorat adapté ? si votre marque est de grande consommation pourquoi pas, sinon ne devriez vous pas vous concentrer sur des blogs proches de votre zone de chalandise ou spécialisés dans votre domaine ? Si le budget excède 20 000 euros, réfléchissez à mettre un quart temps pour tenir votre blog d’entreprise. Un rédacteur-blogueur ayant une culture web devrait vous apporter de bien meilleures retombées et une meilleure notoriété qu’une campagne de billets sponsorisés seule. Néanmoins, de sérieuses agences de relation blogueurs existent aujourd’hui, en prenant personnellement contact avec les blogueurs, en ne promettant ni ancre, ni apport pour le référencement naturel, ni apport de trafic, ni retombées autres que celle que vous avez payé, elles doivent vous trouver des blogueurs proches de votre public marketing. Enfin, voyez plutôt une campagne que les blogs comme des campagnes de bannières pubs. Réfléchissez donc au support et à sa pertinence et à sa pertinence pour cibler votre public qualifié. Rien de plus, rien de moins car peut d’annonceur ont aujourd’hui une bonne visibilité sur les différentes blogosphères mais ça viendra… Au final,
Et encore, je n’ai pas parlé de la manière dont les agences et régies imposent la mention « billet sponsorisé » (Pour plus de détails, voyez l’article Les billets Sponsorisés Hors la loi de Weetabix publié chez Benjamin Romei)
Cet article fait suite au billet Une baisse de motivation chez les blogueurs HT publié sur Blogmotion. Dans cet article Xhark se base sur le classement Wikio pour constater une baisse dans l’importance des blogs High Tech dans la blogosphère. Il interroge l’importance des réseaux sociaux dans la baisse du nombre de backlinks : valeur de référence de l’outil Wikio.
Les réseaux sociaux doivent effectivement être questionnés. Pourtant je ne crois pas que ce facteur soit, à lui tout seul, responsable de cette tendance. L’évolution du blogging high tech ces dernières années, les choix stratégiques de Wikio, dont l’ajout de milliers de blogs dans le classement, sont autant d’éléments qui ont leur importance. Enfin, il faut relativiser l’importance de Wikio sur la visibilité qu’il nous donne de la blogosphère HT dans la Blogosphère. Il est cantonné aux liens entrants ce qui a toujours était clair dixit Jean Verones dans l’article Blogs : Dans les entrailles du Classement Wikio (1ère partie) :
Ce classement n’utilise qu’un seul type d’information. Le nombre de rétroliens que chaque blog reçoit (les backlinks, comme on dit en bon franglais). C’est ce qu’on appelle l’ « influence », à tort ou à raison, mais le mot est consacré.
A mon sens, la qualité de l’indice Wikio et sa capacité a rendre compte de la blogosphère, ou plutôt des blogosphères, ne peuvent pas être mis en question dans la baisse des blogs HT.
L’évolution du bloging High Tech vers un système autarcique.
Cette blogosphère High Tech est une blogosphère marginale. Constituée de early adopters du blog, elle a posé de nombreuses bases à leur rationalisation, à leur optimisation stratégique et à la promotion de l’outil en lui même. Dans cette blogosphère, nombre d’autodidactes ont poussé le blogging vers une qualité éditoriale et technique remarquable. Parallèlement à cette qualité, certains ont fait évoluer leurs blogs pour les transformer en véritable magazine en ligne où la qualité des sources (ce qui sous-entend reconnu par les pairs -à déterminer qui ils sont…-) est devenue primordiale.
Conséquemment, un certain nombre de blog ont commencé à intéresser un lectorat extra-blogosphériques où journalistes de presses spécialisés, journalistes de presse généraliste et annonceurs ont fait entrer certains blogs dans la sphère publique. La légitimité du blog comme source d’information crédible est donc passée par le contrôle des liens entrants et sortants. Ces derniers regardant de moins en moins vers la blogosphères HT. Des logiques professionnelles fortes qui caractérisent le blogosphère HT sont apparues. La quête du trafic qualifié, sa rétention et sa fidélisation entre autres.
Dans ces soucis de rationalisation forts, les blogueurs HT susceptibles de faire évoluer le classement Wikio se sont détournés de la blogosphère HT. Cela à mesure que le lectorat qui valorise leur blog (éditorialement ou financièrement) attends une qualité dans le choix des sources et par conséquent… du blog lui-même.
Les logiques d’influence veulent que les blogueurs plus confidentiels continuent de faire des liens vers eux asseyant leur popularité… et stabilisant le classement high tech.
L’outil Wikio est-il révélateur ?
Wikio est surement l’outil web français le plus sujet aux polémiques dans la blogosphère HT. Son influence sur le référencement ou la pertinence de son classement sont souvent remis en cause. L’impact sur le référencement mis de côté, c’est bien le classement Wikio dont il est question ici. Ces responsables ont dit ajouter, ces derniers mois, des milliers de blogs supplémentaires. Issus principalement de plate-formes de blogs, ces blogs apportent des thématiques et des modes de blogging ignorés, parfois méprisés, par la blogosphère HT.
Cette dernière a pourtant été confrontée à sa propre autarcie et à la singularité de ses pratiques d’échanges de liens. Si on conçoit que le classement Wikio a une valeur, plus il y aura de blogs indéxés, plus les blogs occupant le top seront logiquement des modèles de popularité. Soit par la qualité de leur contenu, soit par les qualités relationnelles du blogueur, soit enfin par les pratiques particulières de chacune des blogosphères…
Certains blogs non attendus par la blogosphère HT ont donc bouleversé le classement. On imagine d’ailleurs le nombre de colossal de blogs indexés par Wikio sur cette illustration publiée sur Blogmotion réduisant l’écrasante majorité des blogs HT de 40% à 11% en un an.
Les blogs féminins
Avant que les blogs ne soient des outils de publication aussi rependus, les forums étaient déjà extrêmement pratiqués. Et parmi eux d’énormes communautés liées à la santé, à la beauté, à la mode, aux jeux concours, échantillons gratuits étaient principalement animées par un public féminin. Les blogs liés à ces thématiques sont logiquement apparus répondant à une demande ; le plus souvent sur des plates-formes de blogs hébergés. Leur conception du blog est plus détachée ; peu importe le nom de domaine, le référencement et autres aspects techniques. C’est aussi sans compter que les liens vers l’extérieur sont publiés. Avec ces méthodes de fonctionnement, ces blogs ont largement tiré profit de la méthode de classement Wikio. Mais on doit aussi s’interroger sur la qualité du trafic de ces blogs alors qu’ils peuvent générer autant de visites qu’un article sur la version web et papier du premier quotidien régional de presse en France.
Si l’usage des réseaux sociaux est une chose, les particularités de la blogosphère HT, la manière dont ses acteurs l’ont construite et la manière dont ils favorisent la stabilisation du classement général Wikio en sont d’autres. S’ils n’ont pas resisté à l’indexation de nouveaux blogs par Wikio et à la pratique d’un autre type de blogging c’est aussi le pourcentage réel qu’ils représentent dans la blogosphère et/ou leurs centres d’intérêt et de légitimité qu’il faut interroger.
L’actualité de la blogosphère high tech (celle qui va des gadgets high tech à la découverte des nouveaux outils sociaux du web) est focalisée depuis quelques jours (et pour quelques uns encore) sur l’apparition des listes Twitter. On peut désormais « ranger » les utilisateurs de Twitter selon les centres d’intérêt choisis. Des plus inutiles listes de « blogueurs » jusqu’à des listes plus qualifiées (joueur de X-box ou professionnels d’un domaine) il existe une portée marketing certaine.
Affinités, consommation et réseaux sociaux
La démarche n’est pas nouvelle : les groupes Facebook (et dans une moindre mesure les pages) nous invitaient déjà à considérer une fait significatif. La propension des internautes (utilisateurs de ces réseaux sociaux) à se ranger eux-même, et à ranger les autres, dans des cases marketing. Fans d’une paire de godasses, fans d’un territoire, utilisateur du dernier modèle de téléphonie mobile ou propriétaire d’un voilier de luxe. Il y en a pour tous les gouts… et surtout ceux générés par la société de consommation. (Il y a des limites si vous cherchez des pages Chaussettes sur Facebook, les positions sont trustées par une armée de chats du même nom)
Alors bien entendu, le secteur d’activité et la cible de l’annonceur auront une forte influence sur la démarche. On trouvera bien entendu plus de groupes ou de listes de gens intéressés par le dernier smartphone que ceux ou celles de gens intéressés par les portes et fenêtres. Les acteurs les plus aidés restent les collectivités et institutions locales puisque tout le monde est fier d’être bretons ou fan des calanques de Marseille… Du pain bénit pour les spécialistes du marketing territorial. Suivent ensuite les marques attachées à des produits de grande consommation (on l’a vu avec la restauration rapide récemment).
L’auto-segmentation des utilisateurs de réseaux sociaux au service de la stratégie
L’annonceur qui se pose la question « où trouver mes cibles sur le web ? » doit envisager d’investir quelques heures à regarder l’état de son environnement sur les médias sociaux. Ce conseil ne leur évitera pas d’entamer avec prudence et humilité le dialogue avec les groupes déjà constitués. Mais cette facilité qu’ont les internautes à s’auto-segmenter est une opportunité réelle pour optimiser sa veille et préparer sa stratégie de communication (ou de présence) dans les médias sociaux. Si vous êtes une PME PMI et/ou que votre activité est B2B, ne faites pas l’économie d’une recherche de listes twitter et de groupes et pages Facebook. Il ne peut rien y avoir mais certaines petites communautés cristallisent directement les besoins les plus forts.
Malgré tout, les listes Twitter ne sont pas encore très développées en terme qualitatif, mais l’espèce de compétitivité qui existe sur le web lorsqu’il s’agit de créer du contenu va fortement pousser la qualité de ces listes vers le haut. Elles seront vraisemblablement de plus en plus segmentées avec un nombre d’inscrit plus réduits peut-être mais bien plus qualifiés. Mais au final c’est ce que recherche l’annonceur non ?
A l’initiative de la sympathique équipe de Pixojob, cabinet de recrutement spécialisé en internet, j’ai était convié à participer à un podcast sur les réseaux sociaux. En compagnie de mes camarades Flavien Chantrel, community manager chez Regionsjob également tenancier du Blog du Modérateur et Antoine Dupin Chargé de communication web à l’ESC de Rennes mais également de Boris Bergerot, ingénieur réseaux chez prestataires.com et de Laurent Dijoux, consultant webmarketing, nous avons donc donné notre point de vue sur différentes thématiques liées aux réseaux sociaux. En particulier celles concernant, l’individu dans le cadre du recrutement d’une part et la position envisagée pour les entreprises de l’autres.
Retrouvez ce podcast sur le blog de pixojob. Il dure une bonne heure, on sent parfois la taquinerie avec mes acolytes Flavien et Antoine mais malgré tout, les différents avis rapportés invitent à une certaine prudence réfléchie. Les mots d’ordre restent : faites attention à ce que vous publiez, réfléchissez en terme de stratégie à moyen et long terme, on pourra vous conseiller mais personne ne pourra manier les médias sociaux dans le temps aussi bien que vous… que vous soyez annonceur ou particulier.
Un grand merci à l’équipe de Pixojob donc et peut être tout particulièrement à Emmy qui a coordonné et animé ce podcast (sachant que pendant l’interview, le chat avec les intervenants n’était pas triste)
Cet Ebook, qui a déjà quelques mois, vient d’une initiative de Flavien du Blog du Modérateur instaurée dans le cadre de ses Débats du mois. J’ai rédigé dans ce travail collaboratif l’article « L’identité numérique appliquée aux personnes morales ». J’essaie dans cet article de montrer comment les organisations (entreprises et institutions) doivent créer une rupture dans leur conception de la communication lorsqu’elles souhaitent mettre en place une stratégie dans les médias sociaux. En résumé, ne plus intégrer le marketing dans la communication mais faire le contraire. Pourquoi ? parce que les médias sociaux impliquent des dimensions chronophage et surtout pragmatique. Rien ne sert de dresser de belles méthodes et routines, la pertinence fera foi car de nombreux paramètres sont susceptibles d’impliquer une réaction dans l’instant.
En guise de premier billet, je relais une initiative lancée par Flavien Chantrel (le blog du modérateur) et Benjamin Romei à laquelle j’ai participé au nom de l’agence Webmarketing de Rennes Mediaveille qui m’emploie. Près de 15 blogueurs et spécialistes de facettes du web se sont penchés sur 4 thèmes distincts. La première partie de cet ebook est consacrée à une présentation du service Twitter, la deuxième aux outils nés autour de twitter, la troisième à la portée marketing de Twitter et la dernière se penche sur les évolutions et perspectives probables du petit oiseau bleu. Outre les exercices de relecture réalisés pour prêter main forte au modérateur, c’est l’article « L’entreprise et Twitter : quel annonceur pour quelle utilisation » qui me relie à cet ebook. En résumé, ma préoccupation dans cet article était bien de présenter aux annonceurs des éléments de réflexion dans l’appréhension du service Twitter mais plus généralement dans l’appréhension des médias sociaux. Ce qui sous-entend à mon sens que l’annonceur ne doit pas être compléxé par la liitérature sur les médias sociaux qui ‘intéressent très souvent à des entreprises d’envergures internationales alors que certaines PME PMI, si elles sont moins médiatisées, réalisent de belles performances en terme de SMO. La seconde idée réside dans la compréhension que les stratégies déployées sur les médias sociaux sont chronophages. Elles demandent un investissement humain,ou pécunier, certain et il ne faut pas croire qu’à peu de frais une marque, un produit ou un service feront le tour du monde. Ce qui mène directement à la troisième idée : quel intérêt à faire ce tour du monde lorsque notre zone de chalandise, nos collaborateurs, nos partenaires, nos prospects et/ou nos clients sont clairement géolocalisés ?
Pour plus de détails, je vous invite bien entendu à lire cet article. Plus généralement, c’est l’ensemble des pages de cet ebook qui méritent une attention particulière. Qui que vous soyez, particulier, entreprise ou institution, vous devriez trouver des éléments de réponses avant de déployer votre stratégie sur Twitter… ou tout simplement savoir si l’outil twitter vous sera d’une réelle utilité. Vous trouverez, suivant l’Ebook, l’ensemble des contributeurs.
Flavien Chantrel : community manager pour les espaces collaboratifs du réseau RegionsJob. Blogueur sur l’emploi, l’identité numérique et les outils du web 2.0 sur le Blog du Modérateur.
Antoine Dupin : chargé de communication web le jour, blogueur la nuit, Antoine Dupin s’intéresse particulièrement à l’e-réputation, à la politique et à l’entreprise 2.0 et plus généralement aux médias sociaux. Blogueur sur le Blog d’Antoine Dupin.
SEOMAN : consultant en Médias Sociaux (Webmarketing, SEO, Twitter…). Blogueur sur TwitteRadar.
Fadhila Brahimi : experte en Personal Branding et Community Management. Coach certifiée de l’International Coach Federation, Fadhila Brahimi dirige le cabinet FB-Associés. Blogueuse sur le blog du Personal Branding.
François Mathieu : webmarketeur à l’agence Mediaveille. Observateur du web depuis plusieurs années, il s’est spécialisé dans les stratégies de communication sur les médias sociaux et porte un regard attentif sur la manière dont les entreprises et institutions mobilisent l’outil web.
Yann Leroux : psychologue, psychanalyste, Yann Leroux explore les mondes numériques. Blogueur sur Psy & geek.
Benjamin Romei : Consultant, Founder and Publisher of Vendeesign
Eric Dupin : blogueur professionnel et amateur de nouvelles technologies. Blogueur sur Presse-Citron.
Christophe Logiste : webmaster de formation, Christophe est actuellement responsable de ligne éditoriale, webrédacteur, consultant, rédacteur pour la presse-papier et accessoirement blogueur sur Homo Sapiens Internetus. Il se veut être un acteur actif dans le domaine des médias sociaux.
Emilie Ogez : responsable Marketing & Communication chez XWiki. Exploratrice du Web, experte en médias sociaux et gestion de l’identité numérique, elle est auteur pour différentes sites (01netpro.com, osereso.com…) ou magazines (Veille Mag…). Blogueuse sur Emilie Ogez News.
Pierre Jollet : étudiant en sécurité de l’information à SUPINFO International University. Passionné par les nouvelles technologies et la veille autour de l’actualité en général.
Kim Auclair : entrepreneure, Kim Auclair se spécialise dans le Web. Elle est chargée de projets et animatrice de communauté Web ( Twitter, facebook, viadeo, etc ). Elle est aussi fondatrice de MacQuébec : www.macquebec.com dont elle anime le compte twitter : @macquebec. Blogueuse sur Le blogue de Kim Auclair.
Emmanuel Gadenne : consultant Web et solutions collaboratives. Exploracoeur currency manager et blogueur sur Webusage..
Hubert Vaudaux : travailleur d’Internet depuis 1996, observateur attentif de la Social Media Révolution, Twitter est mon camp de base sur la toile. Blogueur sur Hvaudaux’s blog
Lilian Mahoukou : Passionné des médias sociaux et des tendances émergentes en marketing et en RH. Blogueur sur E-volving.